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Addictions

Dans un monde où l'on marche sur la tête, les addictions ont du succès. Les addictions sont multiples et partout: le sucre, la graisse, les sodas, les médicaments, la cigarette, les drogues, l'alcool, les écrans, le sport, l'apparence, les vêtements et autres achats compulsifs, le sexe, le pouvoir, l'argent, le conflit...Tout le monde se refugie où cela lui semble bon, pour survivre dans un monde qui apparemment, n'a pas de sens.



Les addictions découlent de la fuite d'une ou plusieurs blessures, conscientes ou inconscientes, personnelles ou collectives. Le chemin pour retrouver sa complète souveraineté est parfois long et sinueux car d'abord il nous amène à pénétrer dans les profondeurs de notre être blessé et à identifier ces blessures, à les accueillir et à les dépasser. Lorsque la blessure est remontée à la conscience, éclairée, digérée, dépassée, l'EGO, la personnalité sur laquelle nous nous sommes fondés une identité, risque fortement de résister. Cela aura pour conséquence des sentiments de culpabilité, de frustration, de stress, et apportera une forme de pression car à la fois, je veux me détacher de l'addiction mais je n'y parviens pas encore. Cette étape est des plus délicate à gérer car alors nous avons naturellement tendance à entrer en guerre contre l'addiction en question. Nous résistons, nous résistons et nous retombons dans le piège. Cela ne fonctionne pas.


Bon, il est bien connu que tout ce à quoi je résiste persiste, et tout ce à quoi je fais face s'efface. Quand nous ne sommes plus alignés avec une addiction, il n'est pas fructueux d'entrer en guerre contre elle car alors elle persiste. En observant l'addiction sous un autre angle, je peux être en paix avec elle et cesser de résister. En effet, les addictions peuvent être vues comme des amis qui nous aident à développer ce que nous voulons. Au début en tous cas ! Outre le fait qu'elles nous permettent de fuir une réalité non désirée, elles développent en nous des qualités que nous cherchons consciemment ou inconsciemment, et sur lesquelles il est intéressant de se pencher. Aujourd'hui, vous avez peut-être acquis ces qualités sans plus avoir besoin de l'addiction en question.


Il est intéressant de se demander:


En quoi cette addiction/amie m'a t'elle servie/aidé ? Quelles qualités ai je pu développer grâce à elle ?

Prenons l'exemple de l'addiction au cannabis.

Elle m'a servie à sortir de la timidité, à rendre les liens sociaux plus faciles, à oser, à avoir plus confiance en moi, à avoir plus de facilité à me détacher de la douleur, à ouvrir des portes spirituelles.


Ai-je toujours besoin de cette addiction pour développer ces qualités ?

Etre sociable: NON

Me détacher émotionnellement : NON

Avoir plus confiance en moi: NON

Ouvrir des portes spirituelles: NON


S'il y a un seul oui: j'accepte que je ne suis pas encore prêt(e) à lâcher totalement l'addiction car elle me sert encore d'une certaine façon. Je lâche tranquillement, à mon rythme, tout en prenant le temps de demander à mon Moi Supérieur comment est-ce que je peux développer cette qualité par moi même plutôt que par l'addiction. J'accueille le fait d'être sur le chemin de la guérison et de la libération et je me réjouis du chemin parcouru.


S'il n'y a que des Non: je comprends que j'ai besoin de passer à un niveau supérieur de ma vie et qu'il n'est plus aidant pour moi d'entretenir des liens avec cet ami. Alors, je vais intérieurement le regarder dans les yeux et avec tout mon amour, lui dire :


Pardonnes moi stp, je suis désolé de devoir te laisser maintenant mais je dois passer à un autre niveau de ma vie. Merci pour tout ce que tu m'as apporté, merci pour ton amour et ton amitié.

Je t'aime.


Répétez le encore et encore de tout votre cœur, avec conviction et amour, à voix haute de préférence, jusqu'à ce que vous vous sentiez complètement libéré(e).


Le fait de regarder cette addiction comme un ami, de le traiter avec amour jusqu'au moment de la séparation a pour effet d'annihiler la résistance de l'EGO. Cela efface la culpabilité, la frustration ou tout autre sentiment négatif du fait de ne pas réussir à s'arrêter et permet d'être au contraire dans une posture d'accueil aimante et confiante. Plus j'accueille, plus je me détache et plus je me libère. Avec amour toujours, car seul l'amour libère vraiment.

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